Le 25 septembre 2026, les élus de Gap ont voté l’instauration d’une contribution fiscale destinée aux commerces qui demeurent fermés sur le long terme. Portée par le maire Roger Didier, cette mesure vise à inciter la remise en location ou la cession de ces espaces.
L’Union nationale de propriété immobilière des Hautes‑Alpes (UNPI 05) a exprimé, le 9 octobre, des réserves quant à cet axe fiscal. Sa présidente, Nathalie Jacob, estime que les propriétaires pourraient supporter une charge supplémentaire alors même qu’ils ne perçoivent aucun revenu de leurs biens vacants.
Selon l’UNPI, la difficulté d’un commerce à se relouer ne se résume pas à un simple manque d’incitation financière. Les propriétaires continuent de supporter les charges liées au bien sans pouvoir les compenser par des loyers, ce qui rend la taxe potentiellement aggravante.
L’association rappelle que les raisons d’une vacance varient : loyers excessifs, souhait de vendre ou autres facteurs spécifiques à chaque local. Elle préconise donc d’analyser ces causes avant de recourir à la fiscalité comme levier principal.
Pour mieux cerner les obstacles rencontrés, l’UNPI prévoit d’envoyer, avant les vacances de la Toussaint, un questionnaire aux propriétaires de commerces, qu’ils soient occupés ou inoccupés. Cette enquête devrait alimenter les réflexions sur la revitalisation du centre‑ville.
Avec 150 adhérents représentant entre 300 et 400 logements dans le département, l’UNPI 05 entend mettre son expérience au service du débat sur la lutte contre la vacance commerciale à Gap.
Source : Alpes 1