Les premières douceurs de mars pointent le bout du nez dans les Hautes-Alpes, mais les passionnés de glisse n’ont pas dit leur dernier mot. Si les journées rallongent et que le soleil tape un peu plus fort sur les versants sud, plusieurs stations du département offrent encore des conditions tout à fait skiables — à condition de bien choisir son créneau. Petit tour d’horizon pour profiter des dernières descentes de la saison.
Soyons honnêtes : on ne retrouvera pas les poudreuses de janvier. Le manteau neigeux s’est bien tassé depuis mi-février, surtout en dessous de 1800 mètres. Mais au-dessus de 2000 mètres, la neige tient encore correctement grâce aux nuits froides et au damage régulier des pistes.
En station, les bulletins d’enneigement de début mars affichent généralement entre 60 et 120 cm en altitude. C’est du ski de printemps classique : neige dure le matin, transformée l’après-midi. Les skieurs qui connaissent savent que c’est justement le charme de cette période — moins de monde, des terrasses ensoleillées, et une neige qui peut être franchement agréable entre 10h et 14h.
Orcières reste la station phare du Champsaur et l’une des dernières à fermer dans les Hautes-Alpes. Avec son domaine culminant à 2725 mètres au Drouvet, elle bénéficie d’un enneigement naturel qui permet généralement de skier jusqu’à mi-avril.
Pour mars 2026, le domaine devrait proposer encore une bonne partie de ses pistes, principalement sur le secteur haut. Les pistes vertes et bleues du bas commencent à montrer des signes de fatigue, mais le secteur Rocherousse et les pistes au-dessus de 2200 mètres restent en bon état. Le snowpark est encore ouvert pour les riders qui veulent profiter du soleil.
Le petit plus ? Les forfaits de fin de saison sont souvent à prix réduit. Comptez environ 35 à 40 euros la journée adulte en mars, contre 45 euros en pleine saison.
La station du Dévoluy, avec ses 100 km de pistes et son altitude max de 2500 mètres à la Pierra, propose un ski de fin de saison très correct. Le versant nord conserve bien la neige, et le plateau du Dévoluy offre un ensoleillement exceptionnel — on skie presque en t-shirt certains après-midi de mars.
Les habitués le savent : le Dévoluy est un bon plan pour les familles qui veulent skier sans se ruiner en mars. La station propose régulièrement des formules « dernière neige » avec hébergement + forfait à prix cassés. Le domaine reste généralement ouvert jusqu’à début avril, selon les conditions.
Ces deux petites stations du Champsaur jouent dans une catégorie différente. Plus basses en altitude (1350-1800 m pour Ancelle, 1450-1750 m pour Laye), elles sont les premières à sentir le redoux de mars. Leur ouverture en fin de saison dépend vraiment des conditions météo de la semaine.
Ancelle peut encore proposer du ski correct en début mars, surtout le matin quand la neige est regelée. Mais il faut être réaliste : passé la mi-mars, les pistes basses deviennent difficilement praticables. Laye, encore plus confidentielle, ferme habituellement autour du 10-15 mars.
Pour ces stations, le conseil est simple : appelez avant de vous déplacer. Un coup de fil à l’office de tourisme ou un check rapide de la webcam évite les mauvaises surprises.
Un peu plus à l’est, dans l’Embrunais, Les Orres profitent d’une exposition et d’une altitude (1650-2720 m) qui garantissent un bon enneigement jusqu’à fin mars, voire début avril. Le domaine de 100 km de pistes offre un panorama spectaculaire sur le lac de Serre-Ponçon — encore plus beau quand le bleu du lac contraste avec les dernières neiges.
Les Orres font partie des stations qui investissent dans le damage de nuit pour maintenir la qualité des pistes le plus longtemps possible. C’est un choix solide pour ceux qui veulent être sûrs de skier en mars sans mauvaise surprise.
Le ski de mars dans les Hautes-Alpes obéit à ses propres règles. Voici ce que les locaux recommandent :
Pour ne rien manquer des activités de la saison, consultez aussi notre agenda complet des événements de mars dans les Hautes-Alpes, qui recense les marchés, festivals et sorties nature de la fin d’hiver.
Les dates varient selon les stations et les conditions d’enneigement. En général, les petites stations (Ancelle, Laye) ferment entre le 10 et le 20 mars. Les grandes stations (Orcières, SuperDévoluy, Les Orres) restent ouvertes jusqu’à début avril, parfois mi-avril pour Orcières si les conditions le permettent.
Oui, Orcières fait partie des stations qui ferment le plus tard dans le département, généralement autour du 12-13 avril. En mars, le domaine est encore bien ouvert, principalement sur la partie haute au-dessus de 2000 mètres.
La plupart des stations proposent des tarifs réduits à partir de mi-mars, avec des baisses de 15 à 25% selon les domaines. Certaines proposent aussi des forfaits « dernière neige » combinés avec l’hébergement.
Gap se situe à 735 mètres d’altitude, donc il n’y a généralement plus de neige en ville en mars. Il faut monter au-dessus de 1500-1800 mètres pour trouver de la neige skiable. Les stations situées entre 30 et 60 minutes de Gap offrent encore de bonnes conditions en altitude.
Mars est idéal pour le ski de randonnée (les conditions de regel/dégel créent une neige parfaite pour la montée), les raquettes en altitude, et le ski de fond sur les domaines nordiques qui restent souvent ouverts. C’est aussi le début de la saison d’escalade sur les falaises de Céüse et d’Orpierre.
Les Rapaces de Gap ne sont pas un simple club de hockey sur glace. Avec 29 titres nationaux, 8 joueurs olympiques et une patinoire qui gronde à chaque match, c’est une institution sportive qui fait vibrer les Hautes-Alpes depuis 1937. Portrait d’un club qui pèse bien au-delà de sa taille.
Tout commence sur le bassin des Castors, où une poignée de pionniers — Georges Allard, Roger Brown, Coco Euzet, André Duot, Jean Michelon — s’initient au hockey. En 1945, l’équipe entre en championnat de France de deuxième division. Dix ans plus tard, la patinoire Roger Brown est inaugurée (glace artificielle en 1961).
La période 1965-1985 est la plus prolifique : 21 titres de champion de France en deux décennies. Le club forge sa légende et devient un pilier du hockey français, avec 22 joueurs ayant porté le maillot de l’équipe de France senior.
En 2012, la patinoire Roger Brown est entièrement rénovée et rebaptisée Alp’Arena. Capacité : 2 167 places assises, 2 930 en configuration maximale (assis/debout). Les soirs de match, l’atmosphère est électrique — les Rapaces jouissent d’un taux de remplissage parmi les meilleurs du championnat.
L’Arena accueille aussi du patinage artistique, du curling et des événements. Mais son cœur bat au rythme du hockey.
Les titres de 2015 et 2017 ont marqué un sommet dans l’histoire récente du club, prouvant qu’une ville de 40 000 habitants peut rivaliser avec les grandes métropoles du hockey français.
Pour la 104e édition de la Synerglace Ligue Magnus, les Rapaces ont opéré un virage stratégique. Sous la direction de Luciano Basile (head coach et manager sportif), assisté de Sébastien Rohat, le club a abandonné le modèle « joueurs français d’élite + étrangers de second niveau » pour miser sur un effectif plus équilibré.
| Joueur | Matchs | Buts | Passes | Points |
|---|---|---|---|---|
| Luke Santerno | 36 | 10 | 20 | 30 |
| Teemu Pulkkinen | 33 | 15 | 11 | 26 |
| Daniels Murnieks | 37 | 9 | 16 | 25 |
| Dimitri Thillet | Un des rares joueurs reconduits | |||
La saison a été marquée par des résultats en dents de scie. L’équipe se bat dans le bas du classement (10e-12e place) mais a décroché des victoires importantes, notamment contre Cergy-Pontoise en J24 grâce à un but décisif de Pulkkinen à la 47e minute. Le maintien sportif en Ligue Magnus est finalement assuré.
L’expérience d’un match des Rapaces à l’Alp’Arena vaut le déplacement, même pour les non-initiés. L’ambiance est survoltée, les supporters de la Tribune Nord donnent de la voix du premier au dernier tiers-temps, et les bagarres sur la glace font partie du spectacle.
Les matchs à domicile se jouent généralement le vendredi soir ou le samedi. Arrivez tôt : l’Alp’Arena est souvent pleine.
Les derbys contre Grenoble (les Brûleurs de Loups) sont les matchs les plus attendus de la saison. L’opposition avec Rouen (les Dragons, club le plus titré de France) et Angers (les Ducs) fait aussi partie des classiques. Chaque confrontation est l’occasion pour les supporters gapençais de montrer que leur club, issu d’une « petite » ville de montagne, n’a rien à envier aux formations des grandes agglomérations.
Source : Le Dauphiné Libéré
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