Le samedi matin, le marché de Gap s’installe comme chaque semaine dans le centre-ville, offrant une variété de fruits de saison tels que pommes, poires et pêches.
Stéphane Parisot, maraîcher bio, propose aux passants de goûter ses produits, précisant que la récolte à Cavaillon (Vaucluse) a été plus précoce, ce qui lui permet d’avancer d’un mois sa mise en vente sans observer d’augmentation des prix.
Plus loin, dans la rue Carnot, l’arboriculteur Hervé Borrelly signale que ses pommes sont petites et pâles, qualifiant les fruits « moches » de difficiles à vendre. Il explique que le calibre de la variété Golden pose problème, mais que les grosses pommes, très recherchées, devraient trouver preneur à l’échelle nationale.
Après un été très chaud, les pluies de début septembre ont limité les dégâts, mais Borrelly reste inquiet. Malgré l’irrigation hebdomadaire et la protection contre la grêle, les températures élevées ont persisté, affectant la qualité des fruits.
Concernant les poires, l’arboriculteur note que la chaleur n’a pas accéléré la maturation comme prévu, mais a plutôt ralenti le processus. En revanche, les pêches bénéficient de la chaleur, car les drosophiles, nuisibles aux fruits, ne survivent pas au‑delà de 30 °C, réduisant ainsi leur impact.
Source : Le Dauphiné Libéré