Gap retient son souffle. Ce dimanche 22 mars, les électeurs de la préfecture des Hautes-Alpes se rendent aux urnes pour un second tour à trois listes qui pourrait rebattre les cartes politiques de la ville.
Le 15 mars, cinq listes s’affrontaient au premier tour :
Roger Didier (DVD, maire sortant, « GAP Demain en confiance ») : 40,58 % — 7 114 voix
Élie Cordier (union de la gauche, « Union pour Gap ») : 26,91 % — 4 717 voix
Charlotte Kuentz (divers gauche, « Ambitions pour Gap 2026 ») : 18,68 % — 3 274 voix
Raphaël Leroux (RN, « L’Avenir gapençais ») : 10,94 % — 1 917 voix
Jacques Patron (LFI) : 2,90 % — éliminé, n’ayant pas atteint le seuil de 10 %
La participation s’élevait à 58,68 %, signe d’une mobilisation forte pour une ville habituée à des scrutins plus calmes.
L’entre-deux-tours a été marqué par un événement majeur : la fusion des listes Cordier et Kuentz. Dès le lundi suivant le premier tour, les deux candidats de gauche ont annoncé un accord pour former une liste commune intitulée « Agir ensemble pour Gap », menée par Élie Cordier avec Charlotte Kuentz en numéro deux.
En additionnant leurs scores du premier tour, la gauche unie pèse 45,59 % contre 40,58 % pour Didier. Un rapport de force qui fragilise sérieusement le maire sortant, même si les reports ne sont jamais mécaniques.
Roger Didier (DVD) conserve sa liste inchangée et mise sur son bilan et son enracinement local.
Élie Cordier (gauche unie, « Agir ensemble pour Gap ») bénéficie de la fusion avec la liste Kuentz et d’une dynamique de rassemblement.
Raphaël Leroux (RN, « L’Avenir gapençais ») maintient sa candidature, provoquant une triangulaire où chaque voix comptera.
Préfecture de 42 000 habitants nichée à 750 mètres d’altitude, Gap est une ville en mutation. L’arrivée de néo-ruraux depuis le Covid a dynamisé le marché immobilier mais créé des tensions sur le logement. Le prochain maire devra aussi gérer :
L’accès aux soins — Gap souffre d’un déficit de médecins spécialistes, un problème récurrent dans les Alpes du Sud.
La mobilité — Les liaisons routières et ferroviaires avec Marseille, Grenoble et Briançon restent un casse-tête pour les habitants.
Le tourisme quatre saisons — Gap doit capitaliser sur la proximité des stations de ski, du Parc des Écrins et du lac de Serre-Ponçon pour attirer au-delà de l’été.
La transition écologique — L’eau, les risques naturels et l’adaptation au changement climatique en montagne sont des sujets brûlants.
Les bureaux de vote ont fermé à 18h. Les résultats officiels seront publiés par la préfecture des Hautes-Alpes dans la soirée. Nous actualiserons cet article dès la proclamation des résultats définitifs.